lundi 13 avril 2020

Riposte à la pandémie Covid19 en Guinée, où se trouve-t-elle l’expérience d’Ebola?



L’épidémie de la maladie à virus Ebola qu’a connu la guinée entre 2014 et 2016 a montré la faiblesse du système de santé. La riposte à cette épidémie a été une grande leçon pour le monde entier. Elle a permis de revoir le fonctionnement du système de santé dans toutes ses composantes. Sur le plan structure, il y’a entre autres la mise en place des centres de traitement des épidémies dans toutes les préfectures, la création d’une agence nationale de sécurité sanitaire, la mise à disposition des ressources humaines et la formation de plusieurs cadres de la santé. Sur le plan processus, il y a les comités de crises dans toutes les préfectures, les équipes  régionales et préfectorales d'alerte précoce et d'intervention rapide. Surtout le renforcement de la surveillance épidémiologique avec l’amélioration de la circulation de l’information sanitaire par l’implication de la population à la base dans la remontée des informations.

Quel impact d’Ebola sur la riposte à la pandémie Covid19 ?

La Guinée est rentrée officiellement dans cette épidémie covid19 le 12 mars 2020. Un mois après, il y a 250 cas confirmés, 17 guéris et 0 décès. Comme pendant la riposte à la maladie à virus Ebola quatre ans plutôt, des mesures ont été prises. Le contrôle des passagers à l’aéroport, la communication pour les bonnes pratiques de l’hygiènes des mains et l’identification de tout voyageur en provenance d’une zone infectée. Les populations ont adhéré à ces mesures. Cependant le système de santé semble n’avoir jamais gérer une telle épidémie. Que se passe-t-il au sommet ? Aucuns moyens de protection n’est mis à la disposition des acteurs pour la riposte. Un agent de sécurité déclare « il faut nous donner des équipements de protection individuelle. Sinon quand les gens forcent la situation, nous ne pouvons rien faire… ». Dans les districts sanitaires, les comités de crise ont du mal à s’activer. La riposte organisée n’est menée qu’à Conakry, ville la plus touchée actuellement. Cependant dans d’autres districts, ce ne sont que les populations qui manifestent leur volonté. Un mois après la déclaration de l’épidémie dans ce pays, on a du mal encore à se situer dans le processus. On se sait toujours encore pas qui doit faire quoi dans cette lutte. Pourtant les chiffres s’alourdissent tous les jours.
Ne faut-il pas comme la riposte à Ebola décentraliser les activités de celle au covid19 ? les comités de crise doivent-elles continuer à dormir ? faut-il attendre qu’un district notifie un cas positif pour qu’il soit intégré dans les activités de riposte ? Il est encore temps d’agir pour éviter la fuite des cerveaux des districts. Toutes les activités de routines étant arrêtées pour cause de cette pandémie, les agents seront obligés de fuir vers les offres d’emploi. Ce qui créera un déficit en ressources humaines.

vendredi 29 novembre 2019

La lutte contre les insectes devient source en drame à Conakry !!...

Quand la lutte contre les insectes devient source en drame dans les familles !!... 

Sans attirer l’attention des politiques et des décideurs, l’invasion des insectes nuisibles est d’une ampleur de plus en plus croissante. Ces petits êtres vivants sont à l’origine de la transmission de beaucoup de maladies comme le paludisme, mais aussi de grand inconfort dans nos domiciles. Ce qui justifie toute la force et la diversité de mode et moyens de lutte par la population. En fonction du domaine d’application, plusieurs produits chimiques sont utilisés dans cette lutte. Les principaux disponibles en Guinée sont les dérivés phosphorés. Sous toutes ses formes ces dérivés sont en vente libre et à faible prix en Guinée. L’utilisation se fait sans précaution préalables comme cette causerie entre dans la rue : « pour finir efficacement avec ces punaises et autres dans la chambre, il faut le produit jaune là…. Le mettre partout et fermer chambre toute la journée. A répéter pendant plusieurs jours… ».

La lutte contre les insectes nuisibles de nos jours en plus d’être à l’origine d’une destruction de la faune et la flore entraîne aussi de la pollution de l’environnement à large spectre. Elle commence à devenir fatale directement pour les hommes. Certaines familles n’hésitent pas à utiliser les formes destinées au domaine de l’agriculture dans les domicile (chambre) pour plus d’efficacité. Les conséquences sont aussi souvent immédiates et fatales.
Au service des urgences de l’hôpital national Donka de Conakry, deux familles ont été successivement admises ces derniers mois (la semaine dernière pour le dernier cas) suite à l’intoxication de ces dérivés phosphorés. Dans la première famille le bilan a été de six personnes intoxiquées : le père, la mère et les quatre enfants dans le plus âgé avait 12 ans. Malheureusement les quatre enfants en sont décédés. Le père et la mère ont été placés aux soins intensifs. Le second cas concerne une famille de quatre membre : le père la mère et les deux enfants. Dans cette famille aussi les enfants étaient décédés. Les décès ont été extra-hospitaliers dans tous les cas.
Il est de toute façon temps d’ouvrir les yeux sur ce phénomène fréquent mais sous-estimé tant qu’il n’y a pas de perte en vie humaine, car déjà on commence à enregistrer des victimes directes mais aussi les l’environnement en souffre. Malheureusement les enfants payent le lourd tribu chaque fois.
Même si la plupart soit nuisible pour l’homme, la lutte contre ces insectes par les insecticides requiert beaucoup de précautions et d’expertises dont il est temps de réglementer dans notre pays. L’état doit tout d’abord contrôler la circulation et la vente de ces pesticides. Ensuite organiser des campagnes de sensibilisation sur leur danger dans les médias et les réseaux sociaux. Il faut aussi rendre les formes d’insecticides destinées à l’utilisation familiale accessible pour la population. Une approche efficace est l’organisation des séances de pulvérisation des services et lieux publiques qui sont des véritables sources d’expansion des insectes.

vendredi 20 septembre 2019

Invasion de la ville de Conakry par les punaises de lit, cancrelats et autres insectes

On assiste à un envahissement sans précédant de la ville de Conakry par les punaises de lit . Est-il une conséquence de l'échange internationale? Les africains d'ailleurs envoient sur ce continent des friperies de toute nature. Il n'est pas rare que certaines d'entre elles soient pleines de ces petits insectes. Et une fois sur ce continent des conditions spécifiques encore très favorables à leur développement sont réunie. Cet envahissement peut-il être lié au changement climatique qui est source de la réémergence de plusieurs autres pathologies? Qui de sont tour sera soutenu par les mauvaises conditions d'habitation?
Dans certaines cas d'infestations de punaises de lit ou il n’y a aucune trace ou indice visible à l’œil nu. Cependant en ce moment à Conakry, il n'est pas rare dans les réunions, au cours des cérémonies ou tout autre événement, que ces petits bestioles ne fassent des sorties spectaculaires sur les vêtements d'un tel ou d'un tel. Conséquence, cela crée souvent des dépressions d'humeur surtout lorsqu'il sagit des personnes qui ont un rang social un peu élevé.
Il faut donc vite prendre des actions concrètes contre ce nouveau phénomène qui risque de devenir un problème de santé publique 

lundi 10 décembre 2018




RAPPORT DE STAGE

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE LA SANTE

UNIVERSITE GAMAL ABDEL NASSER DE CONAKRY


REPUBLIQUE DE GUINEE
Travail - Justice – Solidarité





                                       
MASTER DE SANTE PUBLIQUE







                                                 Conakry le 10 Décembre 2018
 KEITA Mory Filany 
Dr DIAKITE Abdoulaye MCM
Dr CISSE Moussa DPS

 

SOMMAIRE








Introduction

Tout étudiant au programme du Master de Santé Publique de l’université Gamal Abdel Nasser a l’obligation d’effectuer de stages pratiques dans les institutions publiques, privées et associatives du domaine de la santé. C’est dans cadre que j’ai effectué du 29 Octobre au 22 Novembre 2018 des stages pratiques dans le district sanitaire de Siguiri.

a.      Objectif général

Découvrir les réalités de terrain et le confronter avec les outils obtenus lors des cours théoriques.

b.      Objectifs spécifiques

1.     Décrire la structure et l’organisation du travail du lieu de stage
2.     Etudier son mode de fonctionnement, les principales activités et procéder à une analyse critique
3.     Identifier des thèmes de recherches susceptibles de contribuer à l’amélioration du fonctionnement du lieu de stage

I.                   Présentation du district

a.      Aspects géographiques

La préfecture de Siguiri est l’une de 5 circonscriptions administratives de la région de Kankan, située à 807 Km de Conakry. Elle est limitée au Nord – Est par la République de Mali, au sud par les préfectures Kankan et de Mandiana, à l’ouest par les préfectures de Dinguiraye et Kouroussa.  Sa population était estimée de   839.990 habitants en 2017 sur une superficie de 18.500 km² soit une densité de 45 habitants au km². Les principales activités économiques dans cette préfecture sont : l’agriculture, l’exploitation minière, le commerce et le transport. Elle abrite des gisements aurifères dont les plus importants sont : la SAG et la SMD, à côté desquels l’exploitation artisanale occupe une grande place. Ce qui explique les intenses mouvements populationnels venant des autres régions de la Guinée mais aussi des pays de l’Afrique.
La préfecture de Siguiri comprend douze (12) communes rurales de développement et une commune urbaine subdivisée en 8 quartiers.

b.      Organisation sanitaire

Le district sanitaire comporte au total 1 hôpital préfectoral, 15 centres de santé, 151 Poste de santés, 4 cliniques privées agréées 2 hôpitaux miniers. La commune urbaine renferme 3 aires de santé  avec des centres de santé (CS) fonctionnels à savoir Bolibana, Siguirikoro et Siguirikoura. Les aires de santé de Doko, Banko, Siguirini, Niagassola et Naboun sont frontaliers à la République du Mali.
Sur le plan de formation, le district de Siguiri abrite une école privée de santé pour la formation des agents techniques de santé.
Figure 1 : Cartographie du District Sanitaire De Siguiri

c.       Profil épidémiologique du district

Le paludisme, les décès maternels, le tétanos, les affections respiratoires, la méningite, la rougeole, la malnutrition, les affections de la peau et les maladies diarrhéiques, mais aussi les traumatismes de plus en plus fréquents sont les problèmes de santé les plus courants.

d.      Personnel de santé

L’analyse des ressources humaines du district sanitaire montre voir tableau ci-dessous.




Tableau II : La situation du personnel de santé de la préfecture de Siguiri (source monitorage 1er Semestre 2018)
Structure de sante
Personnels d’état
Agents
Contractuels
Med
Bio
Pharm.
Tsp
SF
IE
Tl
AA
Ra
Ing
Compt
Maint
ATS
Total
Bankon
1
0
0
0
2
2
1
0
0
0
0
0
4
10
0
Bolibana
1
1
0
0
1
1
1
0
0
0
0
0
21
26
1
Doko
5
1
0
1
4
7
2
0
0
0
0
0
64
84
0
Franwalia
1
0
0
0
0
2
0
0
0
0
0
0
7
10
2
Kintinian
4
1
0
0
6
12
1
0
0
0
0
0
28
52
2
Kiniebakoura
1
0
0
0
2
1
0
0
0
0
0
0
5
9
0
Maleah
1
0
0
0
1
4
0
0
0
0
0
0
4
10
1
Naboun
1
0
0
0
1
3
0
0
0
0
0
0
4
9
3
Niandankoro
1
0
0
0
1
3
0
0
0
0
0
0
4
9
1
Niagassola
1
0
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
7
9
1
Norassoba
1
1
0
0
0
2
0
0
0
0
0
0
3
7
1
Nounkounkan
0
0
0
0
0
2
0
0
0
0
0
0
2
4
3
Siguiri koro
1
0
0
0
2
2
0
0
0
0
0
0
23
28
0
Siguiri koura
3
1
0
0
6
1
0
0
0
0
0
0
20
31
0
Siguirini
1
1
0
0
1
7
1
0
0
0
0
0
5
16
1
DPS
6
1
2
1
0
4
0
1
0
0
1
0
2
18
1
Hôpital
26
5
2
0
14
0
1
1
1
1
0
1
44
96
0
Totaux
55
12
4
2
41
54
7
1
1
1
1
1
364
428
17


e.      Fonctionnement du district

Les Centres de santé et les Postes de santé représentent les niveaux opérationnels du système. C’est le point de premier contact entre la population et les services de santé. Tous les centres de santé et certains postes de santé sont dirigés par un médecin. Théoriquement, autour de chaque centre de santé, il y’a un comité de gestion composé des membres de la communauté.
Le paquet minimum d’activité dans ces structures de premier contact est composé de : la vaccination, la consultation curative et préventive, la consultation prénatale, nutrition, laboratoire. Il faut signaler que certains centres de santé ont une faible capacité de couvrir la demande de la population.
Hôpital de district : L’hôpital de district est le complément opérationnel du centre de santé. Il prend en charge tout problème de santé dont la complexité dépasse les possibilités du centre de santé ou dont la solution présente un coût trop élevé pour assurer une disponibilité au niveau de chaque centre de santé. Entre l’hôpital et les centres de santé, il y’a la référence et la contre-reference permettant à un patient de rentrer dans le système de santé.

f.        Comités de gestion de la santé

Le comité de gestion est un élément essentiel en ce sens qu’il regroupe les représentants des acteurs impliqués dans la gestion des activités de santé : population, professionnels de santé et partenaires engagés. Dans le district sanitaire de Siguiri, il existe autour de chaque centre de santé, un comité de santé et d’hygiène. Le comité technique préfectoral de la santé est se réuni chaque six mois pour discuter des problèmes récurrents.

g.      La direction préfectorale de la santé

La direction préfectorale de la santé de Siguiri est structurée en différentes section suivantes :
1.     Section surveillance
2.     Section PEV
3.     Section santé communautaire
4.     Section planification, formation et recherche
5.     Section statistique
6.     Section santé familiale et infantile
7.     Section pharmacie et laboratoire
8.     Section comptabilité
Cadre organique
STRUCTURES/POSTE
NIVEAU STATUTAIRE
1
Directeur préfectoral de la santé
Médecin avec maitrise sante publique
2
Médecin chargé de maladie/Adjoint DPS
Médecin
3
Adjoint au MCM (surveillance)
Médecin
4
Chef section Planification et Recherche/santé familiale et planification
Médecin
5
Chef section santé communautaire
IE
6
Chef section pharmacie et laboratoire
Pharmacien
7
Chargé de la communication
-          
8
Chargé de statistique
ATS
9
Chargé de PEV
ATS
10
Agent  Comptable / Chargé des courriers et archives
Inspecteur des services financiers et comptables
11
Chauffeurs

h.      Equipe cadre

L’équipe cadre assure la planification, la coordination, le suivi des activités à mener dans les différentes structures de santé. Elle doit également assurer la formation continue du personnel, la gestion des ressources, y compris la mise à disposition de médicaments essentiels et la maintenance. Sa détermination doit tenir compte de la demande, des besoins mais également des capacités de financement du Ministère de la santé et de la population.


i.       

Directeur préfectoral de la santé
Organigramme



Médecin chargé de maladie

Chef section SBC

Chef section PFR/SR

Chef section comptabilité

Chef section pharmacie-labo

Chef section   statistique

Chef section PEV
 





                                           


Liens avec les niveaux central et intermédiaire
D’une part, ce lien permet au district d’être informé par le biais de supervisions, formations, des instructions et des lignes directrices stratégiques prises par le niveau central concernant la politique de santé du pays. D’autre part, il permet de canaliser vers les niveaux de décision supérieurs, l’expression de la réalité du terrain, de la demande de la population et des contraintes à la mise en œuvre de la politique nationale de santé.
Liens avec les programmes verticaux
Ceux-ci sont également importants car ils doivent, dans la mesure du possible, faire l’objet d’une intégration. La coordination de toutes les activités doit être assurée au sein du District Sanitaire par l’équipe cadre. En appui technique ou financier, plusieurs partenaires interviennent dans le domaine de la santé dans le district de Siguiri.
PARTENAIRES
DOMAINES INTERVENTION
1
OMS
Surveillance
2
UNICEF
Communication/Mobilisation sociale/Nutrition
3
CRS
Palu
4
HKI
Nutrition / MTN
5
PAM
Nutrition
6
PLAN
Palu
7
UNFPA
Santé Maternelle
8
CONVERGENCE
Santé communautaire
9
HSD
Santé Maternelle et Infantile
10
OMVS
Lutte contre la filariose
11
AJP
Santé communautaire
12
APIF
Santé communautaire
13
KOSIMAKAN
Santé maternelle
14
CECI
Communication/Mobilisation sociale/Nutrition

II.                 Le stage

a.      Méthodologie de travail

Plusieurs méthodes ont été utilisées au cours de ce stage à savoir :
1.     Participation active aux activités de l’équipe cadre du district
2.     Observation de relations interpersonnelles
3.     L’entretien avec les acteurs
4.     Restitution des activités auprès des maitres de stage
5.     Evaluation par les maitres de stage

b.      Activités réalisées

1.     Prise de contact et Présentation du district sanitaire : structure, fonctionnement par le MCM
2.     L’analyse des données de la santé de reproduction
3.     Monitorage de la section PEV du district sanitaire
4.     Elaboration d’un plan d’action opérationnel pour la section PEV
5.     Planification de la campagne d’immunisation contre la fièvre jaune dans la sous-préfecture de DOKO
6.     Supervision de la campagne d’immunisation préventive contre la fièvre jaune dans la sous-préfecture de Doko
7.     Rédaction du rapport final de la campagne d’immunisation préventive contre la fièvre jaune à Doko.
8.     Analyse des rapports périodiques du SIGL du mois d’octobre de l’hôpital et centres de santé du district
9.     Restitution du résultat d’analyse des rapports SIGL du mois d’octobre.
10.                       Analyse des ressources humaines (en quantité et en qualité) de la santé du district avec monsieur le DPS.
11.                       Formation du personnel de santé en gestion efficace des vaccins (GEV) et en stratégie atteindre chaque district (ACD)
12.                       La remontée hebdomadaire des données de la surveillance active
13.                       Analyse des données du rapport SNIS du mois d’octobre

c.       Leçons apprises

1.     L’historique et l’organisation du district sanitaire de Siguiri
2.     Les paquets d’activités au niveau du district sanitaire
3.     Les acteurs qui interviennent dans les activités sanitaires
4.     Le fonctionnement de la chaine de froid sur la plan préfectorale
5.     Le principe de répartition des ressources et équipements sur le terrain
6.     La notion du facteur de perte dans la planification des activités de PEV
7.     La communication pour la mobilisation et l’engagement communautaire aux activités de la santé
8.     La technique de négociation et de mobilisation des ressources locales (par le chargé de communication de la mission de l’ANSS)
9.     Les facteurs clés de réussite de l’action communautaire : leadership, volontariat, partenariat et engagement des parties prenantes, accompagnement, communication, plaidoyer et mobilisation sociale.
10.                       La notion de détermination pratique du stock initial
11.                       La notion de nombre de mois de stock disponible : sous-stock et surstock.
12.                       Les notions gestion efficace des vaccins (GEV) et stratégie atteindre chaque district (ACD)
13.                       La notion d’investigation autour d’un cas suspect de fièvre jaune.

d.      Les points faibles

1.     Multiples interférences (soit du niveau Direction Régionale de la Santé ou Ministère de la santé, soit du niveau des partenaires) dans les activités
2.     Les difficultés dans la remontée de données au niveau du district
3.     Multiples outils de gestion des données sur le terrain : base SAP, DHIS2, base SIGL…
4.     L’insuffisance (en quantité et en qualité) de ressource humaine dans le district sanitaire
5.     Le leadership trop centré sur les ressources humaines. L’organisation du travail et les résultats ont peu de place.
6.     La participation de toutes les parties prenantes à la santé est faiblement prise en compte.
7.     Absence de coordination dans le travail de l’équipe cadre du district.
8.     Une répartition inadéquate des ressources humaines dans le district sanitaire
9.     Absence de plan d’action opérationnel pour l’équipe cadre de district
14.                       Certaines membres de l’équipe cadre ne connaissent pas l’importance de leur poste
15.                       Les données de l’hôpital du district ne sont pas monitorées par la direction préfectorale de la santé
16.                       Les activités des plusieurs partenaires sont menées en vase close. L’équipe cadre du district n’en bénéficie rien.
17.                       Pas de maitrise des ressources de la santé disponibles dans le district.
18.                       L’existence de discordances dans les rapports du système national d’information sanitaire (SNIS) des structures de santé.
19.                       La surveillance à base communautaire n’est pas fonctionnelle.

e.      Apports personnels

1.     Proposition d’une base de données pour la gestion de et le suivi de la chaine de froid et des autres équipements de PEV dans le district.
2.     Proposition d’organisation des réunions journalières matinales pour le staff de la DPS
3.     Explication du principe de budgétisation des activités surtout la notion de la gestion du temps
4.     Explication de l’importance de la notion de la planification des activités de l’équipe cadre du district
5.     Proposition d’une base informatique de gestion des ressources humaines et matérielles
6.     Explication sur la notion de responsabilisation des activités d’un plan d’action opérationnel, les ressources et les soutiens nécessaires pour leur réalisation.
7.     La notion du travail en équipe lors de l’élaboration de ces rapports dans les structures de santé
8.     La notion de coaching des structures de santé dans la gestion des ressources.
9.     La notion de commande (circuit, délai…).
10.                       La notion d’autoévaluation et d’identification des problèmes
11.                       La notion de priorisation des problèmes et des solutions
12.                       La notion de coaching des structures de santé dans la gestion des ressources.
13.                       La notion de partenariat avec la communauté dans la réalisation des activités de santé
14.                       Les composantes et les étapes de changement de comportement social
15.                       La notion sur les piliers de système de santé et leur importance dans l’amélioration de la qualité des services de santé.

f.        Questions de recherche identifiées

1.     Quels sont les facteurs contextuels qui influencent sur la fidélisation du personnel de santé dans le district sanitaire de Siguiri ?
2.     Quels sont les facteurs qui influencent sur la participation communautaire aux actions de la santé ?
3.     Quelles est le niveau de  satisfaction de la communauté face à la santé ?
4.     Pourquoi il y’a des discordances dans les rapports des structures de santé ?

III.              Conclusion

Ce stage comme décrit dans son objectif principal m’a donné l’opportunité de faire aux réalités du terrain. Dans ce cadre, une expérience professionnelle est acquise. En effet, il a complété mes connaissances sur la gestion des ressources et des activités. De plus, de l’expérience managériale, il m’a apporté des atouts nécessaires au développement de mes compétences professionnelles et mon adaptation à une autre condition de travail. Cependant, avec le court délai accordé pour ce stage, mes activités ne se sont limitées qu’à celles de l’équipe cadre du district. Je n’ai pas eu l’opportunité de travailler directement dans les structures de santé et aussi avec d’autres acteurs de la santé publique.
 Dans l’objectif de construire un projet professionnel cohérent, il m’a permis d’identifier des problèmes qui peuvent être des sujets pratiques de recherche action pour l’amélioration de la qualité des services de santé dans ce district sanitaire.

Remerciements

Je tiens à remercier :
*    L’ensemble de l’équipe pédagogique du Programme de Master de Santé publique de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, pour m’avoir fait confiance sur ce stage en le validant et en me permettant de le réaliser ;
*    Mr le Directeur Préfectoral de la Santé de Siguiri, docteur en Santé Publique pour son accueil, ses encouragements constants et la facilitation de ce stage
*    Mr le Médecin chargé de maladie du district de Siguiri, pour son accueil, ses encouragements constants et la facilitation de ce stage. Il a été une maître de stage attentionné qui m’a accompagné tout au long de mon séjour en m’accordant sa confiance et en me guidant ;
*    Mes grands frères et grandes sœurs et amis  étudiants au master de santé publique pour vos soutiens à la rédaction de ce présent rapport et à la préparation de la soutenance orale ; 
*    L’ensemble de l’équipe cadre du district sanitaire de Siguiri, pour leurs coopérations, leur sympathie et leur participation active au bon déroulement de ce stage.
*    L’ensemble des professionnels de santé de Siguiri que j’ai eu l’occasion de rencontrer pour avoir compris et accepté ma présence lors des différentes réunions.